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samedi 3 octobre 2009

Bullet with butterfly wings

Le matin c’est toujours pareil. Les vêtements revolent partout, j’éparpille ma pile de livres dans le salon et je fais déborder le café de mon thermos. Mes cheveux ne retombent jamais comme je le voudrais, j’ai les yeux pochés et j’oublie souvent de prendre ma rôtie du grille-pain, la retrouvant froide et dure au soir.

Quand je me montre assez motivée pour prendre le bus de 7h10 afin de réviser un peu avant les cours, c’est calme et frais dehors et il y a toujours cet étrange de monsieur qui parle à tout le monde à l’arrêt. J’ai de la musique dans les oreilles, souvent un truc mélancolique, parce que la mélancolie c’est mieux quand tout est encore un peu embrumé autour de soi. Arrivée à la faculté, c’est encore plus vide, il n’y a souvent que moi, en tête à tête avec un protocole que je n’ai pas assez bien lu la veille et mon café.

Et quand les collègues arrivent, ils vont tous à des tables autour, mais jamais à la mienne. Je dois vraiment être emmerdante ou sans intérêt cette session pour être autant mise à part.

dimanche 20 septembre 2009

Les brèves

Finalement, la peine d'amour s'est transformée en petite déception, apparamment j'ai les nerfs moins à vifs qu'il y a cinq ans. Je suis (encore) en période de questionnement, à savoir qui je suis, qui je veux être, qui je veux aimer et qui je veux dans mon lit. Parfois, j'aimerais être capable de prendre des risques. À la place, je me saoule et je passe pour une parfaite folle sans tête devant des gars intéressants - c'est pas très glamour et encore moins sexy comme première impression.

Il y a aussi le paternel qui fait terriblement de la merde dans la vie de ma mère et, tranquilement pas vite, dans la mienne. C'est à croire qu'il a divorcé de moi en même temps que de son mariage.

lundi 7 septembre 2009

Je croyais qu'on ne vivait qu'une seule vraie peine d'amour dans une vie, celle qui déchire, qui questionne sur le sens de la vie. J'avais vécu la mienne à 15 ans, j'en fut torturée pendant une bonne année à pleurer un gars qui n'en valait probablement la peine. Ça laisse ses traces. Mais je croyais que j'avais fait mon tour et que ma vie ne serait maintenant parsemée de quelques déceptions facilement surmontables.

Si seulement j'avais eu raison. Cette fois-ci, c'est moins pire, c'est moins vif, mais bordel que ça énerve, que ça questionne. Tout dans ma personne semble à restructurer. J'ai pas envie de vivre une autre année comme ça. J'ai pas envie de le regarder aller comme ça, en essayant d'être gentille avec elle.

jeudi 20 août 2009

Ça va un peu mieux.

Cette chanson me donne envie de danser sur la table d'un bar quelconque. Peut être dans deux semaines, qui sait. Fergie est une pute, mais David Guetta est le dieu des DJs.


samedi 1 août 2009

Otage

Désolée si mon blogue a moins de substance. Il y a cette frontière entre le besoin d'écrire et d'autres besoins bien plus nécessaires qui est soudainement devenue très étroite dernièrement.

Et je ne règle pas mes comptes en ligne.

samedi 18 juillet 2009

En ce moment...

...j'ai la phrase « Les sciences, un monde inaccessible? » d'écrite sur un fichier Word. C'est une idée de texte à propos de ces moments où j'ai douté et où je me demande encore si j'ai vraiment ce qu'il faut pour être un jour considérée comme une scientifique. C'est pour un projet s'adressant à des étudiants au cégep et, comme c'est le genre de texte que j'aurais aimé lire dans ce temps-là, ça me tient vraiment à coeur. Cette phrase est là depuis ce matin sans que je ne sache quoi écrire en dessous. J'ai pourtant tant de fois remué intérieurement le sujet, j'ai si souvent argumenté et contre-argumenté cette question que je devrais en théorie avoir la bonne approche. Mais rien n'en sort.

En ce moment, il y a aussi Malajube qui joue à la fête du Lac des Nations et moi je suis à deux heures de là. Crève-coeur. Je passe plutôt la soirée enfermée dans le condo maternel à écouter de la musique que je trouve insipide, seule.

Rideaux fleuris et draps rayés

La tête alourdie par le café et le vin, je contemple du lit les murs fraîchement peints qui tirent vers le jaune moutarde. La chambre est une copie conforme de la dernière revue Ikéa, à part pour un lit simple suplémentaire et un piano. Après deux fins de semaine, je m'y sens déjà chez moi. La cuisine est superbe, le salon le sera aussi et, malgré sa petite taille, j'adore la salle de bain, qui est décorée avec beaucoup de goût. C'est indéniable, son condo a de la classe, elle ne s'est pas abaissée au niveau de la qualité en déménageant.

Pour sa part, avec quatre-vingt livres et un mariage en moins, elle semble mieux respirer. Elle est forte, se relève facilement, essuie ses larmes pour renaître comme je n'aurais jamais cru voir ma mère. Je l'aime, je l'admire et j'espère devenir digne d'elle.

De son côté, la maison semble plus vide que jamais, les chats doivent certainement s'y ennuyer. L'herbe est souvent trop longue, la piscine plus ou moins bien entretenue, tout comme sa barbe. Les armoires sont vides, on y trouve tout au mieux des canes de thon et quelques plats congelés.

J'essaie d'être raisonnable, de ne pas juger, de me montrer ouverte, mais je ne peux m'empêcher de lui en vouloir d'avoir scindé la famille en deux: lui et nous. Je suis consciente qu'il ne l'a pas fait méchamment, qu'il l'a fait parce qu'il pensait que c'était la meilleure chose à faire, mais je suis incapable de ne pas avoir de rancune envers lui. Je sais qu'il m'aime, qu'il veut tout ce qu'il y a de mieux pour ses filles, mais je lui tiens rancoeur de l'avoir quittée alors que c'est elle qui tenait les morceaux de la famille ensemble. Je suis consciente de la chance que j'ai d'avoir un père, qu'il ne me veut que du bien à sa manière maladroite, mais j'ai bien de la difficulté à l'accepter.

J'ai perdu un repère, l'exemple le plus immédiat de vie de couple que j'avais sous les yeux et j'ai de la difficulté à me convaincre que ma vie ne sera pas calquée sur la leur. J'ai peur de l'amour, mais aussi d'être seule, de ne pas avoir quelqu'un pour qui compter tout comme j'ai peur d'être contrainte dans une relation où je ne serai pas capable de respirer pleinement. J'ai peur d'aimer comme j'ai peur de me blaser, j'ai peur de faire des flos comme j'ai peur de ne compter pour personne. Je ne sais plus ce que je veux, je ne sais plus trop si je veux, en fait.